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| Présentation de Jésus au Temple, par Andrei Roublev, St-Petersbourg |
La patrie de l’icône est l’Orient. Cette véritable „théologie visuelle“ est née à l’époque justinienne (6° siècle). Et c'est au 11° siècle que l'iconographie a débuté en Russie . Avec une indicible douceur cet art sacré assume en Dieu le sens de l’humain. Au-dessus de la sensation et de la perception se situe la sphère des révélations et de la saisie de l’invisible. Le sens du mystère n’est jamais donné directement, mais il est représenté au moyen d’intermédiaires: un ange, un symbole, une icône, tous messagers porteurs d’un message secret.
Signe, allégorie, symbole
Le signe informe et renseigne. Tels sont les formules chimiques, les panneaux routiers, les enseignes des magasins, leur contenu est élémentaire et vide de toute présence.
De même une allégorie est un moyen explicatif par analogie et ne dépasse guère l’illustration didactique.
Par contre, un symbole, dans l’esprit des Pères de l’Eglise et selon la tradition liturgique, contient en lui la présence de ce qu’il symbolise. Et cette“présence” se révèle dans la contemplation, par laquelle l’imagination vraie déchiffre le message du symbole et saisit la présence réelle comme une épiphanie.
in “L’art de l’icône, théologie de la beauté”
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