28.1.12

OECUMÉNISME: RECONNAISSANCE MUTUELLE






Je sens la nécessité pour les chrétiens d’être ensemble. Bien sûr nous ne pouvons dépasser en seulement trois générations toutes les difficultés qui se sont accumulées au cours des siècles entre les chrétiens.  Quand aujourd’hui dans le monde global tant de questions telles que la technologie, le sport ou l’art ne relèvent plus du niveau local ou ethnique, il n’est plus possible pour les chrétiens d’être divisés et isolés.  Dans chaque Église locale il y a des tendances pro-nationales et pro-culturelles. Mais nous disposons du Conseil Œcuménique des Églises, c’est une réalité importante fondée sur la confession de foi de Nicée-Constantinople, sur la reconnaissance mutuelle du baptême par les Églises.
L'identité chrétienne signifie que vous acceptez la vérité de base du christianisme. La grâce n'est pas quelque chose d'abstrait, nous savons qu'il s'agit de la Grâce de Dieu qui s'est incarné dans la personne de Jésus-Christ, qui agit continuellement dans ce monde par l'Esprit Saint. Maintenant nous sommes appelés à participer à cet effort pour l'unité.
Pendant la seconde guerre mondiale les autres, les catholiques, les luthériens, étaient les ennemis. Mais maintenant nous avons la possibilité de connaître ces « autres »et de les respecter. Nous savons que nous formons le Corps du Christ qui embrasse toutes choses et pas seulement une partie du monde.  La vérité a sa propre dynamique. Notre responsabilité est de partager avec les autres la vérité que nous avons reçue de Dieu ; nous devons donner un témoignage de vie. L’œcuménisme est un enrichissement pour les autres et pour nous-mêmes. Ce n’est pas un voyage à sens unique. Il y a partage. Chaque Église doit offrir le meilleur de ce dont elle dispose.
L’Église orthodoxe doit mettre l’accent sur sa théologie, sur l’histoire, sur la tradition qui est une réalité remontant au premier millénaire.  Nous avons à rechercher cette unité de la Beauté, de la Bonté et de la Vérité.
Ce n’est pas nous qui sauvons l’Église, c’est nous qui sommes sauvés dans l’Église. Soyons libres de cette anxiété des résultats. Je sais qu’il y a toujours des gens qui sont en quête de statistiques et de résultats quantifiables.  Mais le succès c’est d’être authentique, d’offrir ce dont nous disposons dans l’humilité et dans la joie. C’ets le plus important de ce que nous demande Dieu.

Monseigneur Anastasios Yannoulatos, évêque de l’Albanie
Président du Conseil Œcuménique des Églises
In La dynamique de la Vérité (extraits d'interview)
Cité par orthodoxie.com, en ligne

2 commentaires:

mutuelles santé a dit…

la reconnaissance mutuelle entre les chrétiens permet une union fraternelle indispensable au sein de la religion chrétienne.

Laura

Chantal Kunz-Bagros a dit…

Merci Laura de votre commentaire.
Cette reconnaissance dont vous parlez est un enrichissement de part et d'autre et crée la fraternité.
Nous sommes finalement si proches les uns des autres!

Chantal